NUDES_OF_ISTANBUL

De l'atelier à la galerie : l'exposition « Les nus d'Istanbul » ouvre ses portes à Berlin

Le 3 juillet 2026, un collectif artistique qui avait jusqu’alors évolué principalement à huis clos à Istanbul a fait son entrée dans une galerie berlinoise. Quatorze photographes, sélectionnés à l’issue de quatorze années d’ateliers d’art du nu axés sur des concepts, ont présenté vingt-huit photographies à la Die Akt Galerie. La distance qui sépare ces deux lieux est plus grande que celle d’un vol entre Istanbul et Berlin. Elle s’étend sur des séances répétées, des décors construits, des centaines de photographes participants, la confiance des modèles, des sélections rigoureuses, un livre de 133 images et la conviction que le travail collectif peut tout de même refléter la patte de quatorze auteurs distincts.

J'écris ces lignes en ma qualité de commissaire de l'exposition Les nus d'Istanbul et en tant que photographe-pédagogue qui a mis en place les conditions de travail en studio qui ont permis sa réalisation. Ce projet constitue également le témoignage public le plus clair à ce jour de ce que nous avons accompli à travers Ateliers d'art de nu à Istanbul et à Berlin: considérer le nu comme un champ d’idées, de matériaux physiques et de collaboration, la sexualité étant délibérément reléguée au second plan par rapport au concept, à la forme et à la relation entre le modèle et le photographe.

Exposition « Les nus d'Istanbul · Berlin »

Lieu : Galerie Die Akt, Krossener Str. 34, 10245 Berlin

Dates : Du 3 au 19 juillet 2026

Horaires d'ouverture : Du vendredi au dimanche, de 15 h à 19 h

Entrée : Gratuit

Projet : Les nus d'Istanbul

Au départ, ce n'était pas une exposition

Le projet a vu le jour en 2012 à partir d’une question plus simple : que se passe-t-il lorsqu’un atelier de photographie de nu est conçu autour d’un nouveau défi visuel à chaque fois ? Je ne souhaitais pas reproduire la configuration habituelle : un modèle, plusieurs photographes et un éclairage de studio neutre. Chaque édition devait reposer sur un principe qui lui était propre : des pigments ultraviolets, des miroirs brisés, du tulle suspendu, de l’eau, du mylar réfléchissant, une longue exposition, un motif projeté, des surfaces peintes, un décor intérieur entièrement construit de toutes pièces ou encore un seul faisceau de lumière devant suffire à toute la séance.

Cette distinction est importante. Dans de nombreux ateliers photographiques, le nu lui-même est considéré comme l’événement. Dans les nôtres, la nudité n’est qu’un sujet parmi d’autres. Le thème peut porter sur l’opacité, l’équilibre, la durée, la fragmentation, l’autoprotection ou la pression exercée par une pièce sur un corps. Le modèle n’est pas là pour servir de décor à une démonstration d’éclairage. La lumière, le décor et l’appareil photo s’articulent autour d’une idée que le modèle peut comprendre, remettre en question et interpréter.

Plus de trois cents photographes ont participé à plus de cinquante éditions. Certains n’y ont pris part qu’une seule fois. D’autres y sont revenus pendant des années, et cette répétition a transformé l’atmosphère de la salle. Les consignes techniques se sont peu à peu transformées en un langage visuel commun. Les participants ont appris comment une source de lumière intense se reflète sur la peau, comment le tulle interrompt la visibilité, comment une longue exposition capture aussi bien l’intention que le mouvement, et comment un corps se transforme dès lors que la direction devient une pression plutôt qu’une invitation.

La pièce avant la photo

Une image achevée cache presque tout ce qu’il a fallu pour la réaliser. Elle ne montre pas le storyboard achevé à trois heures du matin, les plans d’essai, les arrière-plans peints ni les mètres de tissu qui attendaient au-dessus du décor. Elle ne montre pas non plus la piscine gonflable installée sur un cyclorama blanc, ni la grotte réfléchissante construite en mylar. Une grande partie de cet univers physique a été construite avec le directeur artistique et le décorateur Meryem Aydın, qui fait également partie des quatorze photographes présentés dans l'exposition.

Les séances dans l’eau révèlent une autre décision invisible. Nous avons souvent chauffé le studio à plus de 30 °C afin que le modèle n’ait pas froid pendant les longues heures de travail. Les photographes transpiraient ; le modèle ne frissonnait pas. Ce détail peut sembler plus domestique qu’artistique, mais il fait partie intégrante de l’image. Le confort influence la posture, la respiration, la patience et la capacité à rester psychologiquement présent. Un corps ne peut paraître à l’aise pendant des heures que si la pièce a su créer cette atmosphère de bien-être.

Avant la première prise, nous abordons le concept, l’utilisation des images, les limites physiques et le rythme de travail de la journée. Le consentement ne se limite pas à une autorisation de publication signée à l’entrée. Il s’étend à la mise en scène, à la sélection des images et à leur publication. La dimension psychologique de cet échange est analysée en détail dans notre guide consacré à Confiance, pouvoir et collaboration dans la photographie de nu, mais son résultat concret est visible ici : c'est le modèle qui exploite l'image, et non l'inverse.

Le facteur le plus déterminant pour la réussite d'une séance photo est rarement le matériel du photographe ou l'expérience du modèle. C'est plutôt la clarté avec laquelle le décor a été mis en place avant le début de la prise de vue.

Une série, quatorze décisions différentes

Mon moment préféré lors d’un atelier reste toujours le même. Je mets au point le concept et je façonne la lumière, puis je m’efface. Deux photographes se tiennent à moins d’un mètre l’un de l’autre. L’un s’approche jusqu’à ce que la peau devienne une surface abstraite ; l’autre reste en retrait et photographie le silence de la pièce. À la fin de la journée, le seul fait évident qui relie les deux images est qu’elles ont été prises le même jour.

C'est le modèle de paternité qui sous-tend Les nus d'Istanbul. Le concept, le choix des modèles, l'éclairage, la structure du décor et les matériaux utilisés étaient communs à tous. Le cadrage, la distance, le timing, les choix de tonalité et le moment de la prise de vue relevaient quant à eux de la décision de chaque photographe. Ces conditions communes n'ont pas uniformisé la paternité des œuvres. Elles ont au contraire rendu les différences plus perceptibles.

Les photographes participants sont les suivants : Adem Tayfun Eser, Burak Özcan, İbrahim Cem Özoral, Didem Ergezer, Enis Onur, Mehmet Akif Yalın, Mehmet Naci Demirkol, Mertkan Hergül, Meryem Aydın, Neslihan Bilginer, Nevra Topalismailoğlu, Ozan Dengiz, Selda Bal Coşar et Umut Altun. Cinq de ces quatorze personnes sont des femmes. Il ne s’agit pas là d’une simple statistique d’appoint dans un domaine où l’histoire des expositions a, jusqu’à présent, été dominée de manière écrasante par les hommes. Cela modifie la manière dont les corps sont mis en scène, protégés, confrontés et autorisés à se regarder en retour. L’histoire plus large de cette évolution est retracée dans notre article sur les femmes qui ont redéfini le nu, le faisant passer du statut d'objet à celui d'œuvre d'auteur.

Les photographes n’ont pas été réunis à l’issue d’un appel à candidatures lancé a posteriori. Ils ont été sélectionnés au sein du vivier créé par les ateliers. La continuité était un critère essentiel. Tout comme la cohérence technique, la prise de décision individuelle et la capacité d’une photographie à s’inscrire dans l’ensemble sans s’y fondre. C’est pourquoi l’exposition se présente comme un ensemble collectif plutôt que comme un portfolio hétéroclite.

Pourquoi l'œuvre a dû quitter l'atelier

Un atelier peut donner lieu à des œuvres sérieuses tout en restant invisible. Les images circulent parmi les participants, apparaissent brièvement en ligne, puis retournent sur des disques durs. Au bout de quatorze ans, ce circuit privé ne suffisait plus. Si une pratique collective avait développé sa propre discipline, son éthique et son univers visuel, elle devait désormais se confronter à un mur public, au montage d’un éditeur, à une page imprimée et à des spectateurs qui ne savaient rien de la salle où tout avait commencé.

La Turquie possède une véritable tradition de photographie de nu artistique, mais les publications en la matière sont rares et la mémoire institutionnelle est fragmentaire. Les photographies ont été conservées dans des archives privées, des bulletins d’associations, des expositions éphémères et des catalogues isolés. L’ouvrage d’Alberto Modiano, La nudité dans la photographie turque a réuni 101 photographes en 2004. Le prochain ouvrage collectif dans ce domaine que j'ai pu retrouver est Les nus d'Istanbul, vingt-deux ans plus tard. Une tradition photographique ne peut pas forger une mémoire collective si ses ouvrages ne se retrouvent jamais en librairie.

Le projet nécessitait donc plus qu’un simple site web. Il fallait une galerie et un livre : une rencontre éphémère et un objet destiné à perdurer. Berlin s’est imposé comme le point de départ, car cette ville offre un contexte public où le corps, la migration, la sexualité, le consentement et la paternité photographique font déjà l’objet de débats animés. Le choix de la Die Akt Galerie s’est imposé comme une évidence, car son programme est consacré aux œuvres photographiques sur le nu.

Cette exposition ne porte pas sur la Turquie. Elle vient de Turquie. Istanbul n’est pas un thème appliqué aux images, et Berlin n’est pas un gage de reconnaissance européenne. L’œuvre a été réalisée à Istanbul, dans le contexte social d’Istanbul, au sein d’une communauté de longue date qui existait avant l’invitation et qui continuera d’exister après la date de clôture. C’est à Berlin que cette pratique a été présentée pour la première fois au public international sous la forme d’un projet curatorial abouti.

Ateliers d'art de nu · Berlin et Istanbul

L'exposition s'inspire de la structure même de nos ateliers actuels : chaque édition part d'un concept, d'un décor physique et d'un plan de travail fondé sur le consentement. La sexualité passe au second plan par rapport à l'idée, à la forme et à la collaboration entre le modèle et le photographe, de sorte que les photographies qui en résultent puissent véhiculer un message plutôt que de se contenter de mettre en scène un corps.

Consultez les prochaines sessions d'ateliers   ou envoyez-nous un e-mail pour bénéficier d'un accès en avant-première →

Six façons dont un corps peut maintenir un cadre

L'exposition et l'ouvrage s'éloignent d'une simple chronologie. Les œuvres sont plutôt organisées autour de six registres du corps photographié. Il ne s'agit ni de genres ni d'étiquettes décoratives. Chacun de ces registres désigne la force principale à l'œuvre au sein de l'image.

  • Surface suit les contours, la courbure, le volume, la texture de la peau et la réalité tactile du plan photographique.
  • Matière met le corps en contact avec la peinture, l'eau, le tissu, les pigments, les reflets et la matière physique.
  • Opacité rassemble les éléments qui altèrent la visibilité : tulle, brume, verre, ombre, eau et couverture partielle.
  • Chambres tient compte de la pression exercée par les lits, les portes, les murs, les fenêtres et l'espace intérieur.
  • Durée comprend le mouvement, la chute, l'équilibre, la tension musculaire, la danse et la longue exposition.
  • Maîtrise de soi rassemble des images dans lesquelles le corps protège ses limites, son regard, son intériorité ou son droit à rester en partie inaccessible.

Cette dernière catégorie est cruciale. La photographie de nu a, pendant une grande partie de son histoire, considéré que la visibilité équivalait à la disponibilité. Ce n’est pas le cas. Une personne peut être entièrement visible tout en refusant l’accès à son intimité. La maîtrise de soi est le moment où le corps n’attend plus que le spectateur définisse ce que signifie son exposition.

Ce livre n'est pas un catalogue de souvenirs

L'ouvrage d'accompagnement, publié en anglais à Berlin par Mijuk Papers (ISBN 978-3-00-087439-0), est un livre relié qui contient 133 photographies. Il a été conçu comme un livre d'art à part entière, et non comme une simple compilation réduite des vingt-huit œuvres encadrées. Chaque photographe se voit consacrer une sélection spécifique ; la structure curatoriale en six parties se déploie tout au long de l’ouvrage ; des textes historiques replacent le projet dans l’histoire incomplète de la publication de la photographie de nu en Turquie.

Le livre devait accomplir ce qu’un mur d’exposition ne pouvait pas faire. Il devait préserver la séquence, la contradiction et la voix. Les visiteurs d’une exposition se déplacent au gré de l’architecture et de leur attention. Un lecteur, lui, avance page après page, et le montage peut ralentir le rythme, faire dialoguer deux photographies ou instaurer un silence sur une double page.

Cela permet également de conserver une trace durable. Les expositions prennent fin. Les photographies d’installation deviennent alors la preuve qu’elles ont bien eu lieu. Un livre peut rejoindre les bibliothèques, les archives d’artistes, les listes de lecture universitaires et des collections situées loin de son lieu d’origine. C’est pourquoi la publication n’a jamais été secondaire par rapport à l’exposition. Le livre est la mémoire la plus durable du projet.

Les mannequins deviennent auteures

La plupart des ouvrages consacrés à l’histoire de la photographie de nu sont rédigés par des photographes, des critiques et des historiens. La personne qui s’est exposée à la lumière n’apparaît, tout au plus, que dans la légende. Je ne souhaitais pas reproduire cette structure. L’ouvrage comprend des textes commandés à trois modèles de nu artistiques turcs : Zeynep Renda, Su Yeşil et Confiture.

Renda s’appuie sur une décennie d’expérience en tant que modèle : contrats, limites, espaces professionnels et peu sécurisés, nécessité de voir l’image tout en posant, et son évolution vers l’autoportrait. Yeşil aborde le corps comme une expérience vécue : réaction familiale, honte, règles liées au genre, dysphorie corporelle, performance et refus de laisser la nudité se réduire à la sexualité. Marmelat écrit sous un pseudonyme de son choix et apporte un témoignage rarement documenté : trois ans de pose nue au sein d’une faculté des beaux-arts turque.

Leurs textes ne sont pas de simples témoignages accompagnant le travail d’un photographe. Ils modifient la paternité de l’ouvrage. Le modèle y apparaît à la fois comme témoin, critique et auteur. Dès lors, le lecteur ne peut plus prétendre que la photographie ne reflète que l’intention de la personne derrière l’objectif.

Des corps réels, une lumière réelle, une autorisation explicite

Ce projet est présenté au grand public à un moment où des corps synthétiques sexualisés sont créés et diffusés à l'échelle industrielle, souvent sans consentement et avec des répercussions disproportionnées sur les femmes. Face à cette économie de l'image, Les nus d'Istanbul adopte une position claire : chaque corps exposé était physiquement présent, chaque configuration d'éclairage a été mise en place dans une pièce réelle, et chaque photographie incluse fait l'objet d'une autorisation écrite.

Aucune image de l'exposition n'est générée par l'IA. L'entraînement de l'IA, l'intégration de jeux de données, les dérivés synthétiques et le traitement génératif sont explicitement exclus de la version standard du projet. Il ne s'agit pas ici de nostalgie d'un appareil photo « à l'état brut ». Les œuvres font appel à la réflexion, à des pigments réactifs aux UV, à la longue exposition, à la projection, au tissu, à l’eau et à la distorsion optique. L’intervention est au cœur du projet. La différence réside dans le fait que cette intervention a eu lieu en présence du modèle et dans le cadre d’un processus artistique convenu.

Les photographes conservent la paternité de leurs images individuelles. Je détiens les droits relatifs au concept de l'exposition, à l'éclairage des séances et à la conception des décors, ainsi qu'à la publication en tant qu'œuvre curatoriale compilée. Les modèles conservent les droits stipulés dans leurs autorisations ; les modèles-auteurs conservent leurs textes. Lorsque ces différents niveaux se recoupent, la solution réside dans un accord écrit, et non dans une présomption de propriété.

Après Berlin : Londres, la prochaine priorité

Berlin n'est qu'un premier chapitre, et non la destination finale du projet. Après l'exposition, le livre et le dispositif curatorial se poursuivront à travers des présentations, des débats institutionnels, des discussions publiques et des propositions d'expositions futures. La prochaine étape prioritaire est Londres.

Londres n'est pas seulement un choix judicieux pour des raisons de visibilité. La ville dispose en effet d'un réseau dense d'institutions consacrées à la photographie, d'éditeurs de livres d'art, de bibliothèques, d'universités, de conservateurs et de critiques qui travaillent sur la politique du corps, les migrations, le genre, le consentement et l'histoire de la photographie. Les nus d'Istanbul peuvent prendre part à ces débats sans être réduits à l'état de curiosité nationale. Le projet s'inscrit dans un contexte de production spécifique à Istanbul, mais les questions qu'il soulève sont d'envergure internationale : qui est l'auteur du nu, comment les conditions collectives influencent-elles la vision individuelle, que signifie le consentement après la publication, et en quoi un corps réel photographié diffère-t-il d'un corps synthétique ?.

Aucun lieu ni aucune date à Londres ne sont annoncés ici. Le travail en cours consiste à créer le cadre propice à une exposition, à une présentation de livre, à un dialogue institutionnel et à un programme de presse. Les galeries, les organisations photographiques, les éditeurs, les bibliothèques, les départements universitaires et les conservateurs intéressés par ce nouveau chapitre peuvent contacter info@burakbulut.info.

Ce que la galerie renvoie à l'atelier

En général, le schéma est le suivant : les étudiants participent à un atelier, prennent des photos et finissent par exposer dans une galerie. Je ne pense plus que le processus soit aussi simple. Une galerie apporte également quelque chose en retour. Elle oblige l’atelier à rendre compte de ses choix. Quels clichés résistent à l’agrandissement ? Quelles habitudes visuelles récurrentes apparaissent au grand jour lorsque quatorze photographes se partagent un mur ? Quelles images retiennent encore l’attention une fois que le modèle, le décor et l’effervescence du jour ont disparu ?

Cet essai public change la donne pour la session suivante. Il permet d’affiner le travail d’édition, le choix des titres, l’enchaînement des images, la communication avec les modèles et la responsabilité liée à la publication. Un participant qui comprend qu’une image pourrait un jour figurer dans un livre aborde le déclenchement de manière différente. L’atelier cesse d’être un événement pédagogique isolé pour s’inscrire dans une pratique photographique à plus long terme.

C’est là le véritable passage de l’atelier à la galerie. Il ne s’agit pas d’une promotion d’un espace amateur vers un espace professionnel. C’est un circuit : la pratique donne naissance à des œuvres, leur exposition au public met en lumière leurs forces et leurs faiblesses, et ces enseignements reviennent dans l’atelier où sera prise la prochaine photographie.

Questions posées par les photographes et les visiteurs

Qu'est-ce que Les nus d'Istanbul?

Il s'agit d'une exposition collective et d'un livre de photographies à couverture rigide en anglais, retraçant quatorze années de pratique de la photographie de nu artistique, orchestrée par un commissaire d'exposition à Istanbul. L'exposition berlinoise présente vingt-huit œuvres réalisées par quatorze photographes ; le livre contient 133 photographies ainsi que des textes rédigés par le commissaire d'exposition et trois modèles-auteurs.

S'agit-il simplement d'une exposition de photos prises lors d'un atelier ?

Non. L'atelier constitue le cadre de production dans lequel ces œuvres ont vu le jour, mais l'exposition est un acte de commissariat à part entière. Les photographes ont été sélectionnés en fonction de leur participation assidue, de la cohérence visuelle de leur travail et de leur style artistique distinct. La séquence finale a été organisée selon six registres conceptuels plutôt que par date d'atelier.

Les débutants peuvent-ils participer aux ateliers ?

Les participants doivent savoir se servir de leur appareil photo, mais aucune expérience préalable en photographie de nu n'est requise. Notre Éditions des ateliers à Berlin et à Istanbul Enseigner la lumière, la mise en scène, les poses et le consentement comme des compétences interdépendantes. Le concept prime ; le modèle contribue à le rendre visible. Pour les principes pratiques de mise en scène, consultez notre guide sur des poses allant des formes classiques aux mouvements contemporains.

Ce projet sera-t-il présenté à Londres ?

Londres est la prochaine destination prioritaire pour les propositions d'expositions, les présentations de livres, les réunions institutionnelles et les actions de communication auprès de la presse. Le lieu et les dates n'ont pas encore été annoncés. Les demandes concernant la programmation et l'accueil doivent être adressées à info@burakbulut.info.


La pratique qui se cache derrière Les nus d'Istanbul se poursuit à Berlin et à Istanbul à travers des ateliers axés sur le concept, où la lumière, les matériaux et la collaboration entre les modèles déterminent l’image, et où la sexualité est délibérément reléguée au second plan par rapport au sujet réel de l’œuvre. Dirigé par Burak Bulut Yıldırım, photographe, commissaire d'exposition et formateur exerçant à titre professionnel depuis 2005 : plus de quatorze ans d'ateliers d'art du nu, plus de 50 éditions, plus de 300 photographes participants, ainsi que l'exposition et la publication d'un ouvrage relié prévues pour 2026 Les nus d'Istanbul.

Consultez les prochaines sessions d'ateliers   Envoyez-nous un e-mail pour être parmi les premiers à y accéder →

Projet : Les nus d'Istanbul · Portfolio : burakbulut.org · Pour toute demande concernant le projet ou les relations presse : info@burakbulut.info · Contact pour l'atelier : hello@nudeartworkshops.com